Suivre son temps en freelance sans se fliquer : la méthode du bouton unique
Tout freelance a essayé de suivre son temps. Presque tous ont arrêté au bout de trois semaines. Le problème n’est pas la discipline : c’est la méthode.
Pourquoi le suivi du temps échoue
Trop de granularité tue le suivi. Les outils classiques demandent de lancer un chrono par tâche, de le mettre en pause pour un appel, de le relancer, de catégoriser… À la cinquième interruption de la matinée, on oublie. Le soir, les données sont fausses ; au bout d’un mois, on abandonne.
Autre écueil : le tableur rempli de mémoire le vendredi. On sous-estime systématiquement (les petites tâches disparaissent) ou on arrondit au jugé.
La méthode du bouton unique
L’idée : suivre le temps par projet et par demi-journée, pas par tâche.
- Le matin, vous choisissez le projet du jour et appuyez sur « Je bosse dessus ».
- Vous travaillez. Les tâches avancent dans votre kanban, sans chrono à gérer.
- Vous changez de projet ou vous avez fini ? Le même bouton arrête le compteur.
- Vous avez oublié ? Le compteur s’arrête tout seul le soir, à l’heure que vous avez choisie.
Résultat : deux clics par jour, des données justes à 15 minutes près. Largement suffisant pour facturer, estimer les prochains devis et montrer l’avancement à vos clients.
Le bonus : le mode focus
Quand le compteur tourne, autant en profiter : dans Carnet de bord, l’interface se verrouille sur le projet en cours. Les autres projets disparaissent jusqu’à ce que vous arrêtiez. Moins de tentations, et un temps toujours attribué au bon client.
Et les tâches, alors ?
Le temps dit combien vous avez travaillé ; les tâches disent sur quoi. En croisant les deux (heures loggées et tâches déplacées d’une colonne à l’autre), vous obtenez un historique d’activité fidèle, jour par jour, sans avoir rien saisi de plus.
À retenir
- Suivez le temps par projet, pas par tâche.
- Un bouton pour démarrer, le même pour arrêter.
- Un arrêt automatique le soir pour les oublis.
- Laissez le kanban raconter le « quoi ».